Job 4
Louis Segond 1910Translation
Louis Segond 1910
Clementine Vulgate, 1598
1Éliphaz de Théman prit la parole et dit:
1Respondens autem Eliphaz Themanites, dixit:
2Si nous osons ouvrir la bouche, en seras-tu peiné? Mais qui pourrait garder le silence?
2[Si cœperimus loqui tibi, forsitan moleste accipies; sed conceptum sermonem tenere quis poterit?
3Voici, tu as souvent enseigné les autres, Tu as fortifié les mains languissantes,
3Ecce docuisti multos, et manus lassas roborasti;
4Tes paroles ont relevé ceux qui chancelaient, Tu as affermi les genoux qui pliaient.
4vacillantes confirmaverunt sermones tui, et genua trementia confortasti.
5Et maintenant qu’il s’agit de toi, tu faiblis! Maintenant que tu es atteint, tu te troubles!
5Nunc autem venit super te plaga, et defecisti; tetigit te, et conturbatus es.
6Ta crainte de Dieu n’est-elle pas ton soutien? Ton espérance, n’est-ce pas ton intégrité?
6Ubi est timor tuus, fortitudo tua, patientia tua, et perfectio viarum tuarum?
7Cherche dans ton souvenir: quel est l’innocent qui a péri? Quels sont les justes qui ont été exterminés?
7Recordare, obsecro te, quis umquam innocens periit? aut quando recti deleti sunt?
8Pour moi, je l’ai vu, ceux qui labourent l’iniquité Et qui sèment l’injustice en moissonnent les fruits;
8Quin potius vidi eos qui operantur iniquitatem, et seminant dolores, et metunt eos,
9Ils périssent par le souffle de Dieu, Ils sont consumés par le vent de sa colère,
9flante Deo perisse, et spiritu iræ ejus esse consumptos.
10Le rugissement des lions prend fin, Les dents des lionceaux sont brisées;
10Rugitus leonis, et vox leænæ, et dentes catulorum leonum contriti sunt.
11Le lion périt faute de proie, Et les petits de la lionne se dispersent.
11Tigris periit, eo quod non haberet prædam, et catuli leonis dissipati sunt.
12Une parole est arrivée furtivement jusqu’à moi, Et mon oreille en a recueilli les sons légers.
12Porro ad me dictum est verbum absconditum, et quasi furtive suscepit auris mea venas susurri ejus.
13Au moment où les visions de la nuit agitent la pensée, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil,
13In horrore visionis nocturnæ, quando solet sopor occupare homines,
14Je fus saisi de frayeur et d’épouvante, Et tous mes os tremblèrent.
14pavor tenuit me, et tremor, et omnia ossa mea perterrita sunt;
15Un esprit passa près de moi… Tous mes cheveux se hérissèrent…
15et cum spiritus, me præsente, transiret, inhorruerunt pili carnis meæ.
16Une figure d’un aspect inconnu était devant mes yeux, Et j’entendis une voix qui murmurait doucement:
16Stetit quidam, cujus non agnoscebam vultum, imago coram oculis meis, et vocem quasi auræ lenis audivi.
17L’homme serait-il juste devant Dieu? Serait-il pur devant celui qui l’a fait?
17Numquid homo, Dei comparatione, justificabitur? aut factore suo purior erit vir?
18Si Dieu n’a pas confiance en ses serviteurs, S’il trouve de la folie chez ses anges,
18Ecce qui serviunt ei, non sunt stabiles, et in angelis suis reperit pravitatem;
19Combien plus chez ceux qui habitent des maisons d’argile, Qui tirent leur origine de la poussière, Et qui peuvent être écrasés comme un vermisseau!
19quanto magis hi qui habitant domos luteas, qui terrenum habent fundamentum, consumentur velut a tinea?
20Du matin au soir ils sont brisés, Ils périssent pour toujours, et nul n’y prend garde;
20De mane usque ad vesperam succidentur; et quia nullus intelligit, in æternum peribunt.
21Le fil de leur vie est coupé, Ils meurent, et ils n’ont pas acquis la sagesse.
21Qui autem reliqui fuerint, auferentur ex eis; morientur, et non in sapientia.]
Tip: use the ← and → keys to turn chapters.