Job
Chapter 30
Louis Segond 1910
vs Reina-Valera 1909
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Job 30

Louis Segond 1910
Reina-Valera 1909
1Et maintenant!… je suis la risée de plus jeunes que moi, De ceux dont je dédaignais de mettre les pères Parmi les chiens de mon troupeau.
1MAS ahora los más mozos de días que yo, se ríen de mí; cuyos padres yo desdeñara ponerlos con los perros de mi ganado.
2Mais à quoi me servirait la force de leurs mains? Ils sont incapables d’atteindre la vieillesse.
2Porque ¿para qué yo habría menester la fuerza de sus manos, en los cuales había perecido con el tiempo?
3Desséchés par la misère et la faim, Ils fuient dans les lieux arides, Depuis longtemps abandonnés et déserts;
3Por causa de la pobreza y del hambre andaban solos; huían á la soledad, á lugar tenebroso, asolado y desierto.
4Ils arrachent près des arbrisseaux les herbes sauvages, Et ils n’ont pour pain que la racine des genêts.
4Que cogían malvas entre los arbustos, y raíces de enebro para calentarse.
5On les chasse du milieu des hommes, On crie après eux comme après des voleurs.
5Eran echados de entre las gentes , y todos les daban grita como al ladrón.
6Ils habitent dans d’affreuses vallées, Dans les cavernes de la terre et dans les rochers;
6Habitaban en las barrancas de los arroyos, en las cavernas de la tierra, y en las rocas.
7Ils hurlent parmi les buissons, Ils se rassemblent sous les ronces.
7Bramaban entre las matas, y se reunían debajo de las espinas.
8Êtres vils et méprisés, On les repousse du pays.
8Hijos de viles, y hombres sin nombre, más bajos que la misma tierra.
9Et maintenant, je suis l’objet de leurs chansons, Je suis en butte à leurs propos.
9Y ahora yo soy su canción, y he sido hecho su refrán.
10Ils ont horreur de moi, ils se détournent, Ils me crachent au visage.
10Abomínanme, aléjanse de mí, y aun de mi rostro no detuvieron su saliva.
11Ils n’ont plus de retenue et ils m’humilient, Ils rejettent tout frein devant moi.
11Porque Dios desató mi cuerda, y me afligió, por eso se desenfrenaron delante de mi rostro.
12Ces misérables se lèvent à ma droite et me poussent les pieds, Ils se fraient contre moi des sentiers pour ma ruine;
12A la mano derecha se levantaron los jóvenes; empujaron mis pies, y sentaron contra mí las vías de su ruina.
13Ils détruisent mon propre sentier et travaillent à ma perte, Eux à qui personne ne viendrait en aide;
13Mi senda desbarataron, aprovecháronse de mi quebrantamiento, contra los cuales no hubo ayudador.
14Ils arrivent comme par une large brèche, Ils se précipitent sous les craquements.
14Vinieron como por portillo ancho, revolviéronse á mi calamidad.
15Les terreurs m’assiègent; Ma gloire est emportée comme par le vent, Mon bonheur a passé comme un nuage.
15Hanse revuelto turbaciones sobre mí; combatieron como viento mi alma, y mi salud pasó como nube.
16Et maintenant, mon âme s’épanche en mon sein, Les jours de la souffrance m’ont saisi.
16Y ahora mi alma está derramada en mí; días de aflicción me han aprehendido.
17La nuit me perce et m’arrache les os, La douleur qui me ronge ne se donne aucun repos,
17De noche taladra sobre mí mis huesos, y mis pulsos no reposan.
18Par la violence du mal mon vêtement perd sa forme, Il se colle à mon corps comme ma tunique.
18Con la grande copia de materia mi vestidura está demudada; cíñeme como el cuello de mi túnica.
19Dieu m’a jeté dans la boue, Et je ressemble à la poussière et à la cendre.
19Derribóme en el lodo, y soy semejante al polvo y á la ceniza.
20Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas; Je me tiens debout, et tu me lances ton regard.
20Clamo á ti, y no me oyes; preséntome, y no me atiendes.
21Tu deviens cruel contre moi, Tu me combats avec la force de ta main.
21Haste tornado cruel para mí: con la fortaleza de tu mano me amenazas.
22Tu me soulèves, tu me fais voler au-dessus du vent, Et tu m’anéantis au bruit de la tempête.
22Levantásteme, é hicísteme cabalgar sobre el viento, y disolviste mi sustancia.
23Car, je le sais, tu me mènes à la mort, Au rendez-vous de tous les vivants.
23Porque yo conozco que me reduces á la muerte; y á la casa determinada á todo viviente.
24Mais celui qui va périr n’étend-il pas les mains? Celui qui est dans le malheur n’implore-t-il pas du secours?
24Mas él no extenderá la mano contra el sepulcro; ¿clamarán los sepultados cuando él los quebrantare?
25N’avais-je pas des larmes pour l’infortuné? Mon cœur n’avait-il pas pitié de l’indigent?
25¿No lloré yo al afligido? Y mi alma ¿no se entristeció sobre el menesteroso?
26J’attendais le bonheur, et le malheur est arrivé; J’espérais la lumière, et les ténèbres sont venues.
26Cuando esperaba yo el bien, entonces vino el mal; y cuando esperaba luz, la oscuridad vino.
27Mes entrailles bouillonnent sans relâche, Les jours de la calamité m’ont surpris.
27Mis entrañas hierven, y no reposan; días de aflicción me han sobrecogido.
28Je marche noirci, mais non par le soleil; Je me lève en pleine assemblée, et je crie.
28Denegrido ando, y no por el sol: levantádome he en la congregación, y clamado.
29Je suis devenu le frère des chacals, Le compagnon des autruches.
29He venido á ser hermano de los dragones, y compañero de los buhos.
30Ma peau noircit et tombe, Mes os brûlent et se dessèchent.
30Mi piel está denegrida sobre mí, y mis huesos se secaron con ardentía.
31Ma harpe n’est plus qu’un instrument de deuil, Et mon chalumeau ne peut rendre que des sons plaintifs.
31Y hase tornado mi arpa en luto, y mi órgano en voz de lamentadores.

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