Job 3
Louis Segond 1910Translation
Louis Segond 1910
Reina-Valera 1909
1Après cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.
1DESPUÉS de esto abrió Job su boca, y maldijo su día.
2Il prit la parole et dit:
2Y exclamó Job, y dijo:
3Périsse le jour où je suis né, Et la nuit qui dit: Un enfant mâle est conçu!
3Perezca el día en que yo nací, y la noche que se dijo: Varón es concebido.
4Ce jour! Qu’il se change en ténèbres, Que Dieu n’en ait point souci dans le ciel, Et que la lumière ne rayonne plus sur lui!
4Sea aquel día sombrío, y Dios no cuide de él desde arriba, ni claridad sobre él resplandezca.
5Que l’obscurité et l’ombre de la mort s’en emparent, Que des nuées établissent leur demeure au-dessus de lui, Et que de noirs phénomènes l’épouvantent!
5Aféenlo tinieblas y sombra de muerte; repose sobre él nublado, que lo haga horrible como caliginoso día.
6Cette nuit! Que les ténèbres en fassent leur proie, Qu’elle disparaisse de l’année, Qu’elle ne soit plus comptée parmi les mois!
6Ocupe la oscuridad aquella noche; no sea contada entre los días del año, ni venga en el número de los meses.
7Que cette nuit devienne stérile, Que l’allégresse en soit bannie!
7¡Oh si fuere aquella noche solitaria, que no viniera canción alguna en ella!
8Qu’elle soit maudite par ceux qui maudissent les jours, Par ceux qui savent exciter le léviathan!
8Maldíganla los que maldicen al día, los que se aprestan para levantar su llanto.
9Que les étoiles de son crépuscule s’obscurcissent, Qu’elle attende en vain la lumière, Et qu’elle ne voie point les paupières de l’aurore!
9Oscurézcanse las estrellas de su alba; espere la luz, y no venga, ni vea los párpados de la mañana:
10Car elle n’a pas fermé le sein qui me conçut, Ni dérobé la souffrance à mes regards.
10Por cuanto no cerró las puertas del vientre donde yo estaba, ni escondió de mis ojos la miseria.
11Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère? Pourquoi n’ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles?
11¿Por qué no morí yo desde la matriz, o fuí traspasado en saliendo del vientre?
12Pourquoi ai-je trouvé des genoux pour me recevoir, Et des mamelles pour m’allaiter?
12¿Por qué me previnieron las rodillas? ¿y para qué las tetas que mamase?
13Je serais couché maintenant, je serais tranquille, Je dormirais, je reposerais,
13Pues que ahora yaciera yo, y reposara; durmiera, y entonces tuviera reposo,
14Avec les rois et les grands de la terre, Qui se bâtirent des mausolées,
14Con los reyes y con los consejeros de la tierra, que edifican para sí los desiertos;
15Avec les princes qui avaient de l’or, Et qui remplirent d’argent leurs demeures.
15O con los príncipes que poseían el oro, que henchían sus casas de plata.
16Ou je n’existerais pas, je serais comme un avorton caché, Comme des enfants qui n’ont pas vu la lumière.
16O ¿por qué no fuí escondido como aborto, como los pequeñitos que nunca vieron luz?
17Là ne s’agitent plus les méchants, Et là se reposent ceux qui sont fatigués et sans force;
17Allí los impíos dejan el perturbar, y allí descansan los de cansadas fuerzas.
18Les captifs sont tous en paix, Ils n’entendent pas la voix de l’oppresseur;
18Allí asimismo reposan los cautivos; no oyen la voz del exactor.
19Le petit et le grand sont là, Et l’esclave n’est plus soumis à son maître.
19Allí están el chico y el grande; y el siervo libre de su señor.
20Pourquoi donne-t-il la lumière à celui qui souffre, Et la vie à ceux qui ont l’amertume dans l’âme,
20¿Por qué se da luz al trabajado, y vida á los de ánimo en amargura,
21Qui espèrent en vain la mort, Et qui la convoitent plus qu’un trésor,
21Que esperan la muerte, y ella no llega, aunque la buscan más que tesoros;
22Qui seraient transportés de joie Et saisis d’allégresse, s’ils trouvaient le tombeau?
22Que se alegran sobremanera, y se gozan, cuando hallan el sepulcro?
23A l’homme qui ne sait où aller, Et que Dieu cerne de toutes parts?
23¿ Por qué al hombre que no sabe por donde vaya, y al cual Dios ha encerrado?
24Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se répandent comme l’eau.
24Pues antes que mi pan viene mi suspiro; y mis gemidos corren como aguas.
25Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive; Ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint.
25Porque el temor que me espantaba me ha venido, y hame acontecido lo que temía.
26Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s’est emparé de moi.
26No he tenido paz, no me aseguré, ni me estuve reposado; vínome no obstante turbación.
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