Giobbe
Chapter 24
Diodati Bibbia 1885
vs Louis Segond 1910
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Giobbe 24

Diodati Bibbia 1885
Louis Segond 1910
1Perchè non dirassi che i tempi sono occultati dall'Onnipotente, E che quelli che lo conoscono, non veggono i suoi giorni?
1Pourquoi le Tout-Puissant ne met-il pas des temps en réserve, Et pourquoi ceux qui le connaissent ne voient-ils pas ses jours?
2Gli empi muovono i termini, Rapiscono le gregge, e le pasturano;
2On déplace les bornes, On vole des troupeaux, et on les fait paître;
3Menano via l'asino degli orfani; Prendono in pegno il bue della vedova;
3On enlève l’âne de l’orphelin, On prend pour gage le bœuf de la veuve;
4Fanno torcere i bisognosi dalla via, I poveri della terra si nascondono tutti.
4On repousse du chemin les indigents, On force tous les malheureux du pays à se cacher.
5Ecco, son simili ad asini salvatici nel deserto: Escono al lor mestiere, si levano la mattina per andare alla preda; La campagna è il lor pane, per li lor fantini.
5Et voici, comme les ânes sauvages du désert, Ils sortent le matin pour chercher de la nourriture, Ils n’ont que le désert pour trouver le pain de leurs enfants;
6Mietono il campo, E vendemmiano la vigna che non è loro.
6Ils coupent le fourrage qui reste dans les champs, Ils grappillent dans la vigne de l’impie;
7Fanno passar la notte agl'ignudi senza vestimenti, Sì che non hanno con che coprirsi al freddo.
7Ils passent la nuit dans la nudité, sans vêtement, Sans couverture contre le froid;
8Sono bagnati dalle acque che traboccano da' monti; E per mancamento di ricetto, abbracciano i sassi.
8Ils sont percés par la pluie des montagnes, Et ils embrassent les rochers comme unique refuge.
9Rapiscono l'orfano dalla poppa, E prendono pegno dal povero.
9On arrache l’orphelin à la mamelle, On prend des gages sur le pauvre.
10Fanno andar gl'ignudi senza vestimenti; E quelli che portano loro le manelle delle biade soffrono fame.
10Ils vont tout nus, sans vêtement, Ils sont affamés, et ils portent les gerbes;
11Quelli che spremono loro l'olio intra i lor muri, E quelli che calcano ne' torcoli soffrono sete.
11Dans les enclos de l’impie ils font de l’huile, Ils foulent le pressoir, et ils ont soif;
12Gli uomini gemono dalla città E l'anima de' feriti a morte sclama; E pure Iddio non appone loro alcun fallo.
12Dans les villes s’exhalent les soupirs des mourants, L’âme des blessés jette des cris… Et Dieu ne prend pas garde à ces infamies!
13Essi son di quelli che son ribelli alla luce, Non conoscono le sue vie, E non si fermano ne' suoi sentieri.
13D’autres sont ennemis de la lumière, Ils n’en connaissent pas les voies, Ils n’en pratiquent pas les sentiers.
14Il micidiale si leva allo schiarir del dì Uccide il povero, e il bisognoso; E poi la notte opera da ladro.
14L’assassin se lève au point du jour, Tue le pauvre et l’indigent, Et il dérobe pendant la nuit.
15Parimente l'occhio dell'adultero osserva la sera, Dicendo: L'occhio di alcuno non mi scorgerà; E si nasconde la faccia.
15L’œil de l’adultère épie le crépuscule; Personne ne me verra, dit-il, Et il met un voile sur sa figure.
16Di notte sconficcano le case, Che si aveano segnate di giorno; Non conoscono la luce,
16La nuit ils forcent les maisons, Le jour ils se tiennent enfermés; Ils ne connaissent pas la lumière.
17Perciocchè la mattina è ad essi tutti ombra di morte; Se alcuno li riconosce, hanno spaventi dell'ombra della morte.
17Pour eux, le matin c’est l’ombre de la mort, ils en éprouvent toutes les terreurs.
18Fuggono leggermente, come in su le acque; La lor parte è maledetta nella terra, Non riguardano alla via delle vigne.
18Eh quoi! L’impie est d’un poids léger sur la face des eaux, Il n’a sur la terre qu’une part maudite, Il ne prend jamais le chemin des vignes!
19La secchezza e il caldo involano le acque della neve; Così il sepolcro invola quelli che hanno peccato.
19Comme la sécheresse et la chaleur absorbent les eaux de la neige, Ainsi le séjour des morts engloutit ceux qui pèchent!
20La matrice li dimentica, I vermini son loro dolci, Non son più ricordati; Anzi i perversi son rotti come un legno.
20Quoi! Le sein maternel l’oublie, Les vers en font leurs délices, On ne se souvient plus de lui! L’impie est brisé comme un arbre,
21E benchè tormentino la sterile che non partorisce, E non facciano alcun bene alla vedova;
21Lui qui dépouille la femme stérile et sans enfants, Lui qui ne répand aucun bienfait sur la veuve!…
22E traggano giù i possenti con la lor forza; E, quando si levano, altri non si assicuri della vita;
22Non! Dieu par sa force prolonge les jours des violents, Et les voilà debout quand ils désespéraient de la vie;
23Pur nondimeno Iddio dà loro a che potersi sicuramente appoggiare, E gli occhi suoi sono sopra le lor vie.
23Il leur donne de la sécurité et de la confiance, Il a les regards sur leurs voies.
24Per un poco di tempo sono innalzati, poi non son più; Sono abbattuti, e trapassano come tutti gli altri , E son ricisi come la sommità d'una spiga.
24Ils se sont élevés; et en un instant ils ne sont plus, Ils tombent, ils meurent comme tous les hommes, Ils sont coupés comme la tête des épis.
25Se ora egli non è così , chi mi dimentirà, E metterà al niente il mio ragionamento?
25S’il n’en est pas ainsi, qui me démentira, Qui réduira mes paroles à néant?

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